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Fédération Française de Billard
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LA CONDITION PHYSIQUE DU JOUEUR

Mise en ligne : 06-06-2019
Dernière mise à jour : 06-06-2019
LA CONDITION PHYSIQUE DU JOUEUR

La préparation du joueur de billard à la compétition ne repose pas seulement sur l’entraînement technique ou le travail du mental, mais également sur la forme physique. Celle-ci joue un rôle important dans la réussite d’un tournoi.
La condition physique du joueur ne s’improvise pas la veille d’une compétition.
Le joueur de billard, comme tout sportif pour se sentir bien dans son corps, doit pratiquer un exercice physique régulier et respecter une bonne hygiène de vie tout au long de l’année.

Certes notre sport, qui fait partie des « sports de cible », ne requiert pas un travail de développement de la puissance musculaire ou du VO2 max. En revanche la pratique du billard fait appel à un nombre insoupçonné de muscles et d’articulations. Il suffit d’observer un joueur exécutant un point : genou droit (ou gauche) sur le tapis, les deux bras étirés, les reins fléchis et la tête relevée au maximum !
C’est pourquoi des exercices quotidiens de gymnastique d’une durée de 10 à 20 minutes sont bénéfiques. Ils porteront sur des séries de musculation et d’étirement faisant intervenir les  vertèbres lombaires, les cervicales, les épaules et les articulations des hanches. Les tutoriels sur ce sujet sont faciles à trouver.

Deux à 3 heures d’exercices dits « cardio-respiratoires » hebdomadaires répartis sur 3 à 4 jours, recommandés à tout un chacun, deviennent indispensables chez le joueur sportif. Le choix peut se porter sur la pratique du vélo, de la course à pied ou de la natation en fonction des facilités de chacun, l’idéal étant une combinaison des trois. Ce travail d’entraînement cardio-respiratoire, s’il contribue au bien-être du corps, il est aussi un gros consommateur d’adrénaline, la grande ennemie du sportif de cible !
Il contribue ainsi à la lutte contre le stress de la compétition.
Pour mémoire, ces exercices doivent se pratiquer sous contrôle de la fréquence cardiaque. L’idéal est d’utiliser une montre connectée (directement au poignet ou avec une ceinture thoracique). Sur les vélos d’appartement les capteurs sont sur les poignées et c’est moins fiable.
Il s’agit de travailler de manière continue avec quelques brèves pauses pour s’hydrater pendant des séances de ½ heure à 1 heure en maintenant une fréquence cardiaque en plateau à 80 % de (226 – l’âge) pour les femmes et de 80 % de (220 – l’âge) pour les hommes.
Exemple : pour un  homme de 40 ans
•    220 – 40 = 180
•    180 x 80/100 = 144
(Pour les connaisseurs, l’adaptation de la formule à la fréquence cardiaque de réserve n’a pas d’intérêt au billard.)

Dans le cas particulier des seniors les conseils d’entretien de la forme physique peuvent s’avérer différents et requérir l’avis du médecin traitant.
Un test d’effort chez le cardiologue devient ici indispensable. Il vous indiquera la fréquence cardiaque idéale pour l’entraînement cardio-respiratoire et celle à ne pas dépasser.

Nous avons en effet, dans nos rangs, des joueurs qui ont dépassé la cinquantaine et qui tiennent encore le haut du pavé !
L’idéal serait pour eux de respecter les mêmes recommandations que chez les plus jeunes, en l’absence de contre-indications.
Néanmoins, on ne peut pas toujours lutter contre les maladies ou le simple déclin physiologique. Les raideurs articulaires et musculaires s’invitent souvent avec l’âge. C’est ici que la gymnastique d’entretien quotidienne prend toute sa valeur. En cas de contre-indication des exercices d’entraînement cardio-respiratoires, 1 heure de marche au moins 3 fois par semaine, au mieux tous les jours, peut les remplacer.

Il faut  aussi porter une attention particulière à son hygiène de vie à la veille d’un tournoi.
En effet, comment peut-on bien jouer quand on est fatigué, somnolent, raide ou douloureux, un lendemain de fête, après une nuit blanche ou un déménagement ?
Un mauvais comportement la veille d’une compétition peut mettre à mal tout le travail de préparation physique d’une année.
Les principales recommandations portent sur l’alimentation et le sommeil, volontiers modifiés lorsqu’on est loin de chez soi et que la convivialité s’invite. Essayez de conserver vos bonnes habitudes alimentaires et résistez aux tentations partagées.
Eliminez tout ce qui va s’ajouter au stress la veille d’un événement important pour perturber votre sommeil. Les excitants comme le café, le coca, le thé et même le chocolat en quantité importante raccourcissent le sommeil.
Bien dormir dans une chambre d’hôtel n’est pas donné à tout le monde. Pour mettre toutes les chances de votre côté couchez-vous à votre heure habituelle, n’allumez pas la télévision (il y en a toujours une dans les chambres d’hôtel). N’utilisez ni tablette ni portable car la lumière blanche retarde l’endormissement. Il vaut mieux lire à l’aide d’un éclairage d’intensité modérée.
Certains conseillent d’emporter son propre oreiller !
Un  sommeil non réparateur aura des conséquences sur votre concentration et vos capacités de discernement, il faut le redouter.

Enfin le(s) jour(s) « J » (les grandes compétitions s’étalent sur 3 jours consécutifs), là, il ne s’agit plus de la même préparation physique. Il faut réduire ses séances de gymnastique à 10 mn le matin avant la douche en privilégiant les étirements. Évitez l’exercice de musculation (comme les pompes).
Si l’hydratation régulière  par petites gorgées est bénéfique, il n’en va pas de même pour les apports sucrés. Ce serait un tort que de se comparer aux sportifs consommateurs de grandes quantités d’énergie comme les tennismen ou les footballeurs.
Le joueur de billard doit réduire au maximum ses apports sucrés pendant les compétitions. La consommation de sucres à indice glycémique élevé est à l’origine d’une élévation rapide du glucose circulant, suivie au bout de deux heures d’une baisse excessive.
Ces oscillations glycémiques expliquent les coups de pompe ou somnolences passagères, mais suffisantes pour rater son deuxième match du matin ou du milieu d’après-midi.
Le stock de glycogène dans le foie et la production de glucose à partir des protéines suffisent largement à couvrir les besoins d’un tournoi de billard qui dure 3 jours.
De plus, la production de glucose à partir des protéines dégage dans le sang des corps cétoniques, substances aux propriétés hautement psychostimulantes.

En clair, au petit déjeuner d’une compétition, il faut :
•    un œuf.
•    un peu de pain aux céréales ou complet.
•    un peu de beurre (facultatif)
•    une boisson lactée sans ou avec très peu de sucre, accompagnée d’une faible quantité de café thé ou mieux de chocolat non sucré.
•    un fruit de petite taille.

Ce qui est à proscrire :
•    les jus de fruit
•    le pain blanc ou brioché
•    toutes les viennoiseries
•    les pâtisseries
•    les confitures et le miel

Au déjeuner :
•    crudités
•    viande ou poisson
•    pain complet ou aux céréales en petite quantité
•    légumes verts
•    un fruit de taille moyenne
•    eau

Ce qui est à proscrire :
•    les féculents (frites, pâtes, riz…)
•    l’alcool
•    les sodas
•    le pain blanc
•    les pâtisseries

On peut se lâcher sans excès pour le dîner avec les féculents et une pâtisserie (ça peut aider pour le sommeil) mais au moins 2 heures avant le coucher.

Et encore une fois, consommer de l’eau pendant tous les matchs, par petites gorgées.

En somme, le billard est un sport à part entière. Il nécessite comme tous les autres sports une préparation technique, physique et mentale spécifique pour optimiser ses performances et contribuer à son bien-être.

 

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