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Fédération Française de Billard
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Médical

Actualités
LA CONDITION PHYSIQUE DU JOUEUR

La préparation du joueur de billard à la compétition ne repose pas seulement sur l’entraînement technique ou le travail du mental, mais également sur la forme physique. Celle-ci joue un rôle important dans la réussite d’un tournoi.
La condition physique du joueur ne s’improvise pas la veille d’une compétition.
Le joueur de billard, comme tout sportif pour se sentir bien dans son corps, doit pratiquer un exercice physique régulier et respecter une bonne hygiène de vie tout au long de l’année.

Certes notre sport, qui fait partie des « sports de cible », ne requiert pas un travail de développement de la puissance musculaire ou du VO2 max. En revanche la pratique du billard fait appel à un nombre insoupçonné de muscles et d’articulations. Il suffit d’observer un joueur exécutant un point : genou droit (ou gauche) sur le tapis, les deux bras étirés, les reins fléchis et la tête relevée au maximum !
C’est pourquoi des exercices quotidiens de gymnastique d’une durée de 10 à 20 minutes sont bénéfiques. Ils porteront sur des séries de musculation et d’étirement faisant intervenir les  vertèbres lombaires, les cervicales, les épaules et les articulations des hanches. Les tutoriels sur ce sujet sont faciles à trouver.

Deux à 3 heures d’exercices dits « cardio-respiratoires » hebdomadaires répartis sur 3 à 4 jours, recommandés à tout un chacun, deviennent indispensables chez le joueur sportif. Le choix peut se porter sur la pratique du vélo, de la course à pied ou de la natation en fonction des facilités de chacun, l’idéal étant une combinaison des trois. Ce travail d’entraînement cardio-respiratoire, s’il contribue au bien-être du corps, il est aussi un gros consommateur d’adrénaline, la grande ennemie du sportif de cible !
Il contribue ainsi à la lutte contre le stress de la compétition.
Pour mémoire, ces exercices doivent se pratiquer sous contrôle de la fréquence cardiaque. L’idéal est d’utiliser une montre connectée (directement au poignet ou avec une ceinture thoracique). Sur les vélos d’appartement les capteurs sont sur les poignées et c’est moins fiable.
Il s’agit de travailler de manière continue avec quelques brèves pauses pour s’hydrater pendant des séances de ½ heure à 1 heure en maintenant une fréquence cardiaque en plateau à 80 % de (226 – l’âge) pour les femmes et de 80 % de (220 – l’âge) pour les hommes.
Exemple : pour un  homme de 40 ans
•    220 – 40 = 180
•    180 x 80/100 = 144
(Pour les connaisseurs, l’adaptation de la formule à la fréquence cardiaque de réserve n’a pas d’intérêt au billard.)

Dans le cas particulier des seniors les conseils d’entretien de la forme physique peuvent s’avérer différents et requérir l’avis du médecin traitant.
Un test d’effort chez le cardiologue devient ici indispensable. Il vous indiquera la fréquence cardiaque idéale pour l’entraînement cardio-respiratoire et celle à ne pas dépasser.

Nous avons en effet, dans nos rangs, des joueurs qui ont dépassé la cinquantaine et qui tiennent encore le haut du pavé !
L’idéal serait pour eux de respecter les mêmes recommandations que chez les plus jeunes, en l’absence de contre-indications.
Néanmoins, on ne peut pas toujours lutter contre les maladies ou le simple déclin physiologique. Les raideurs articulaires et musculaires s’invitent souvent avec l’âge. C’est ici que la gymnastique d’entretien quotidienne prend toute sa valeur. En cas de contre-indication des exercices d’entraînement cardio-respiratoires, 1 heure de marche au moins 3 fois par semaine, au mieux tous les jours, peut les remplacer.

Il faut  aussi porter une attention particulière à son hygiène de vie à la veille d’un tournoi.
En effet, comment peut-on bien jouer quand on est fatigué, somnolent, raide ou douloureux, un lendemain de fête, après une nuit blanche ou un déménagement ?
Un mauvais comportement la veille d’une compétition peut mettre à mal tout le travail de préparation physique d’une année.
Les principales recommandations portent sur l’alimentation et le sommeil, volontiers modifiés lorsqu’on est loin de chez soi et que la convivialité s’invite. Essayez de conserver vos bonnes habitudes alimentaires et résistez aux tentations partagées.
Eliminez tout ce qui va s’ajouter au stress la veille d’un événement important pour perturber votre sommeil. Les excitants comme le café, le coca, le thé et même le chocolat en quantité importante raccourcissent le sommeil.
Bien dormir dans une chambre d’hôtel n’est pas donné à tout le monde. Pour mettre toutes les chances de votre côté couchez-vous à votre heure habituelle, n’allumez pas la télévision (il y en a toujours une dans les chambres d’hôtel). N’utilisez ni tablette ni portable car la lumière blanche retarde l’endormissement. Il vaut mieux lire à l’aide d’un éclairage d’intensité modérée.
Certains conseillent d’emporter son propre oreiller !
Un  sommeil non réparateur aura des conséquences sur votre concentration et vos capacités de discernement, il faut le redouter.

Enfin le(s) jour(s) « J » (les grandes compétitions s’étalent sur 3 jours consécutifs), là, il ne s’agit plus de la même préparation physique. Il faut réduire ses séances de gymnastique à 10 mn le matin avant la douche en privilégiant les étirements. Évitez l’exercice de musculation (comme les pompes).
Si l’hydratation régulière  par petites gorgées est bénéfique, il n’en va pas de même pour les apports sucrés. Ce serait un tort que de se comparer aux sportifs consommateurs de grandes quantités d’énergie comme les tennismen ou les footballeurs.
Le joueur de billard doit réduire au maximum ses apports sucrés pendant les compétitions. La consommation de sucres à indice glycémique élevé est à l’origine d’une élévation rapide du glucose circulant, suivie au bout de deux heures d’une baisse excessive.
Ces oscillations glycémiques expliquent les coups de pompe ou somnolences passagères, mais suffisantes pour rater son deuxième match du matin ou du milieu d’après-midi.
Le stock de glycogène dans le foie et la production de glucose à partir des protéines suffisent largement à couvrir les besoins d’un tournoi de billard qui dure 3 jours.
De plus, la production de glucose à partir des protéines dégage dans le sang des corps cétoniques, substances aux propriétés hautement psychostimulantes.

En clair, au petit déjeuner d’une compétition, il faut :
•    un œuf.
•    un peu de pain aux céréales ou complet.
•    un peu de beurre (facultatif)
•    une boisson lactée sans ou avec très peu de sucre, accompagnée d’une faible quantité de café thé ou mieux de chocolat non sucré.
•    un fruit de petite taille.

Ce qui est à proscrire :
•    les jus de fruit
•    le pain blanc ou brioché
•    toutes les viennoiseries
•    les pâtisseries
•    les confitures et le miel

Au déjeuner :
•    crudités
•    viande ou poisson
•    pain complet ou aux céréales en petite quantité
•    légumes verts
•    un fruit de taille moyenne
•    eau

Ce qui est à proscrire :
•    les féculents (frites, pâtes, riz…)
•    l’alcool
•    les sodas
•    le pain blanc
•    les pâtisseries

On peut se lâcher sans excès pour le dîner avec les féculents et une pâtisserie (ça peut aider pour le sommeil) mais au moins 2 heures avant le coucher.

Et encore une fois, consommer de l’eau pendant tous les matchs, par petites gorgées.

En somme, le billard est un sport à part entière. Il nécessite comme tous les autres sports une préparation technique, physique et mentale spécifique pour optimiser ses performances et contribuer à son bien-être.

 

1re rencontre handibillard !

L’Académie blésoise de billard est fière de vous présenter la 1re rencontre nationale de handibillard carambole. Elle s'est déroulée dans la salle du club, au 16 rue Roland Dorgelès, les 29 et 30 avril 2017. L’encadrement était assuré par des animateurs et des joueurs confirmés. Les récompenses ont été remises par Marie-Amélie Lefur présidente du Comité handisport du Loir-et-Cher, et championne olympique 2016.

Retour sur l’événement  avec un extrait du discours de clôture de Christian Darteyre 30 avril 2017.


“Pour moi ce week-end est une réussite, et j'en suis très heureux. Certes le nombre de 5 joueurs en fauteuil peut paraître faible. Mais notre objectif a été atteint. Pour preuve je prendrais 3 exemples parmi les gens en fauteuil :

Guillaume Ludinart  a fait l'aller et retour dans la journée depuis les Ardennes, merci à lui pour son enthousiasme communicatif.

André Prezelin, un ex-pilier de notre club qui, depuis sa deuxième amputation, se trouve en fauteuil électrique et dès lors avait quitté le club. De voir dans la presse notre porte ouverte l'a décidé à revenir, ce qui nous a fait très plaisir.

Et encore plus symbolique,  Domingo Carvalho est venu en voisin avec son fauteuil électrique. C'est exactement ce que nous voulions, provoquer cette rencontre qui n'aurait pas eu lieu sans ce week-end.
Ça été je sujet de notre table ronde du matin, organisée par la Fédération. Blois est la première bougie allumée, les comités départementaux et la ligue du Centre-Val de Loire vont tout faire pour en allumer d'autres, et la Fédération va se faire l'écho pour relayer ce projet au niveau national.

Gérard Pillon me précise que j'ai oublié de parler du joueur de Nice, très enthousiaste qui serait venu s'il avait pu trouver un sponsor, et aussi de Rudy Rousseau, joueur hollandais qui avec la Fédération belge a organisé une rencontre identique. Elle nous a contactés pour nous féliciter et nous encourager. Comme nous, il souhaite provoquer une rencontre dans un avenir proche.”

Remerciements aux services de la ville pour leur aide, à M. le Maire, à notre député et à Marie-Amélie Lefur pour leur présence et leur soutien.

L'avenir :

La ligue du Centre-Val de Loire s'est engagée à poursuivre l'action via l’ETR, afin d'avoir au moins un club par comité accueillant des personnes en fauteuil d'ici la fin de l'année 2018.
Du côté de la Fédération une structure devrait voir le jour afin de pérenniser ce week-end de rencontres qui devrait se dérouler tous les ans. Durant cette olympiade il faudra inciter le maximum de clubs à accueillir des personnes en fauteuil. Cette structure devra définir la notion de club référent. Elle nous permettra de nous enrichir de toutes ces expériences et de donner à la Fédération un outil utile pour tous.

Handibillard - l'expérience du club de Chambéry

Claude Bailly, président du club chambérien de billard, nous raconte son expérience.

Suite aux contacts pris avec Alain Parent (Evreux) et Dominique Dupau (Nantes) j'ai décidé de me lancer cette saison dans le handibillard. Une convention a été signée entre le centre hospitalier Métropole Savoie et le club chambérien de billard.

Nous avons reçu un premier groupe de résidents pour un cycle de 6 séances pour un trimestre, à savoir une séance tous les 15 jours. Nous avons accueilli des résidents d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ce groupe était composé à la fois de personnes en fauteuil et de personnes présentant des troubles cognitifs légers.

L'ambiance était excellente. L'animateur de la résidence m'a confié que les participants attendaient ce moment au club avec beaucoup d'impatience. L'un d'eux, d'un naturel assez nerveux, a changé complètement d'attitude au sein de la résidence et l'animateur a pu noter une grande amélioration de son humeur au quotidien.

Nous n'avons malheureusement pas pu concrétiser le deuxième cycle pour des raisons de transport (impossibilité pour l’animateur d’obtenir un véhicule adapté)

Le bilan est pour moi très positif et je pense renouveler l'expérience l'année prochaine.

Plus d'informations sur le site du club.

Le billard est-il misogyne ?

C'est la question qu'on pourrait se poser au vu des statistiques nationales : 6 % de femmes en 2016, même si ce chiffre va en augmentant depuis quelques années (5 % en 2013).
La 1re réponse qui vient à l'esprit des joueurs, c'est que notre sport est trop difficile… Réponse typiquement masculine qui sous-entend que les femmes sont incompétentes. Il semble pourtant évident que le billard, qui ne demande pas de développement particulier de la taille ou de la masse musculaire, fait partie des sports où hommes et femmes sont a priori à égalité. On peut constater d'autre part que de nombreux sports, réputés "virils" comme le rugby ou la boxe française, montrent des statistiques de féminisation très supérieures aux nôtres. Et nous connaissons tous les exploits des femmes au volley, au handball, au tennis ou en athlétisme. Mais il y a des réfractaires. Le président du club d'échecs qui jouxte notre salle de billard m'a expliqué que les femmes étaient très désavantagées de part l'infériorité de leur "équipement intellectuel". Ce qui nous amène à prendre conscience que…
La véritable raison est sociologique.

Notre vénéré Pierre de Coubertin écrivait, en 1901 : " Le rôle de la femme reste ce qu'il a toujours été : elle est avant tout la compagne de l'homme, la future mère de famille, et doit être élevée en vue de cet avenir immuable" et, en 1912 : Les jeux Olympiques constituent "l'exaltation solennelle et périodique de l'athlétisme mâle avec [...] l'applaudissement féminin pour récompense" reflétant ainsi, à l'instar de notre modèle grec, la misogynie de son époque. Misogynie toujours d'actualité (je cite Bernard Lacombe) : "Je ne discute pas avec les femmes de football. Je le dis, c'est mon caractère, c'est comme ça. Qu'elles s'occupent de leurs casseroles et puis voilà, ça ira beaucoup mieux".  Avant 1900, les femmes étaient interdites dans le monde du sport, longtemps cantonnées, et encore maintenant, à un rôle décoratif, style pom-pom girls ou présentatrices dénudées des matchs de boxe. Ce n'est qu'au XXe siècle que les femmes ont investi les différentes disciplines sportives, lentement mais sûrement, mais sont encore aujourd'hui largement minoritaires dans les sports de haut niveau et dans leurs instances. Ce n'est donc pas le billard, mais le sport en général qui est (je cite Chantal Jouanno) "un domaine encore plus misogyne que la politique".

Que peut-on faire pour améliorer la fréquentation féminine de nos salles de billard ?
- Faire des "stages découverte" dans les écoles primaires et surtout organiser des opérations de communication dans les médias ou sur Internet. C'est par ce biais que les femmes que j'ai interviewées sont venues au billard. Nous rions en voyant des images de femmes voilées faire de l'athlétisme en Iran, mais nous réalisons moins qu'il est impossible à une femme d’entrer seule dans une salle de billard sans être immédiatement suspectée par les "mâles" présents de moralité douteuse. Les femmes viennent jouer en groupe ou ne viennent pas. Avons-nous pris conscience que jamais, dans aucun sport, nous ne voyons opposer un homme à une femme ? Le sport est même le dernier bastion des activités humaines où la mixité n'est pas la règle.
- Une fois que les femmes sont entrées dans les clubs, encore faut-il qu'elles y restent. Il est indispensable que les locaux soient accueillants et clairs, que les toilettes soient accessibles et propres, que les joueurs présents soient simplement polis.

Nous avons du pain sur la planche. La féminisation du billard sous-entend une révolution intellectuelle des mentalités masculines et ne pourra se réaliser que graduellement.

Michel Dumas, Commission médicale.

1°) Statistiques de la FFB : https://www.telemat.org/FFBI/.

Intervention médicale au cours du stage de détection cadets du 8 juillet 2015

Comme chaque année, le stage de détection cadets encadré par le Directeur technique national Marc Massé, assisté de Stéphane Richard, avec des interventions ponctuelles du formateur national Louis Edelin, a été l’occasion de sensibiliser nos futurs espoirs à quelques sujets d’ordre médical au sens large, avec « l’expertise » d’un membre de la commission médicale. Michel Pailler, membre de la commission médicale, a souhaité aller à la rencontre de ces jeunes joueurs pour une intervention d’environ deux heures. Un questionnaire leur a été remis : 24 affirmations qu’il convenait de confirmer ou d’infirmer. Les questionnaires étaient anonymes, il a bien été expliqué qu’il ne s’agissait nullement d’un examen mais de l’occasion de débattre d’un certain nombre de sujets après qu’ils aient rendu leur feuille.

Les principaux thèmes évoqués ont été :

  • définition du sport,
  • diététique en général et celle du sportif en particulier :

-     tabac, alcool, produits stupéfiants et notion de dopage,

  • la préparation à la compétition et la gestion du stress en compétition.

Les échanges ont été nombreux, les jeunes joueurs étaient dans l’ensemble curieux et pertinents dans leurs réflexions. J’ai été agréablement surpris de leur niveau de connaissance sur bon nombre de points, si l’on excepte l’image qu’a la moitié d’entre eux de ce qu’est l’équilibre nutritionnel Mac Do ! Louis Edelin a pu apporter son expertise de joueur international sur un certain nombre de points, notamment en termes de gestion de stress en compétition. Un rappel a été effectué concernant la nécessité du suivi médical dès lors que l’on devenait sportif de haut niveau, ce qui pourrait être le cas de certains d’entre eux un jour. Au bout d’une heure trente de débat, le démon du billard prenait le pas sur la discussion, et les jeunes acharnés ont vite retrouvé le chemin de l’entraînement après que je les aie remerciés de leur active participation à ce débat.

J’ai beaucoup apprécié cette expérience (première du genre pour ma part) et la reconduirai volontiers la saison prochaine !

Michel Pailler - membre de la commission médicale

 

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