De nombreux joueurs de billard souffrent de douleurs dans le bas du dos, appelées lombalgies. Ces douleurs peuvent être modérées ou plus sévères, allant parfois jusqu’à provoquer une sciatique ou des crises particulièrement invalidantes. Le billard n’est pas toujours la cause directe du problème, mais il peut déclencher une crise chez une personne déjà fragilisée.
Pourquoi a-t-on mal au dos ?
Deux situations favorisent particulièrement les lombalgies :
Cela ne signifie pas qu’il faut éviter de s’asseoir ou de se pencher, mais qu’il est essentiel d’apprendre à le faire correctement.
Rester assis dans une mauvaise position, C’est-à-dire le dos rond / Se pencher en avant avec le dos rond Quelles structures deviennent douloureuses ?Pour simplifier, la colonne vertébrale est constituée de vertèbres, de disques intervertébraux et de nerfs, le tout enveloppé par des tissus appelés fascias.
Contrairement à une idée reçue, les disques intervertébraux ne sont pas directement responsables de la douleur, car ils sont très peu innervés. Les principales structures douloureuses sont :
Le rôle de la posture
La région lombaire présente naturellement une courbure appelée lordose lombaire. Lorsque l’on arrondit le bas du dos, cette courbure disparaît, ce qui entraîne deux conséquences principales.
1. Une mise en tension excessive des fascias
Les fascias sont des tissus élastiques capables de supporter des contraintes importantes. Cependant, lorsqu’ils sont étirés de manière excessive ou prolongée, ils peuvent se contracturer et devenir douloureux.
Le fascia lombaire est particulièrement résistant, mais lorsqu’on reste assis ou penché avec le dos rond, les tensions exercées sur lui peuvent dépasser ses capacités d’adaptation. Certaines fibres se contracturent alors et deviennent douloureuses. Le stress peut également favoriser ces contractures.
2. Une pression accrue sur les disques intervertébraux
Lorsque le dos s’arrondit, les disques sont comprimés vers l’avant et repoussés vers l’arrière. Répétée au fil du temps, cette contrainte mécanique peut entraîner une protrusion discale, c’est-à-dire un léger débordement du disque. Si le phénomène s’aggrave, une hernie discale peut apparaître.
Les racines nerveuses peuvent alors être irritées ou comprimées, provoquant douleurs, sciatiques ou autres symptômes neurologiques.
Les douleurs fasciales constituent souvent un signal d’alarme réversible. En revanche, les modifications discales résultent d’une usure mécanique progressive liée à de mauvaises postures répétées.
En résumé
Les postures inadaptées sont la principale cause des lombalgies. Avant une crise, on retrouve souvent un épisode durant lequel le rachis lombaire a été arrondi :
Une lombalgie peut survenir après un simple mouvement en flexion du tronc, même sans charge. Le risque est évidemment plus important lorsqu’un effort est associé à cette mauvaise posture.
Rester mal assis est généralement moins brutal qu’un mauvais mouvement, mais l’exposition dure beaucoup plus longtemps. À terme, il est même possible de développer une hernie discale en restant régulièrement assis de façon inadéquate devant la télévision.
Le cas particulier du billard
Au billard, deux situations méritent une attention particulière.
Lorsque l’on attend son tour :
Le joueur reste souvent assis pendant de longues périodes. Une position avachie, avec disparition de la lordose lombaire, est néfaste pour le dos. La douleur ressentie au moment de se relever est souvent le signe que la posture assise était mauvaise.
Il est donc important de conserver autant que possible la cambrure naturelle du bas du dos, éventuellement à l’aide d’un soutien lombaire.
Lorsque l’on joue :
À chaque coup, le joueur se penche vers la table. Il est donc essentiel d’adopter une posture correcte en conservant la lordose lombaire.
Pour cela, il faut :
La répétition de milliers de gestes réalisés dans une mauvaise position augmente considérablement le risque de lombalgie. À l’inverse, une posture correcte permet de jouer sans douleur et contribue au renforcement progressif des muscles du dos.
Dans ces conditions, la pratique du billard peut même devenir bénéfique pour la santé du rachis.
À retenir
Pour limiter les risques de lombalgie :
Un dos bien positionné reste la meilleure protection contre les lombalgies. Les cervicales obéissent à des principes similaires… mais cela est une autre histoire.
Article de Stéphane Chauvel, Kinésithérapeute DE, membre de la Commission Médicale de la Fédération française de billard.
À compter du 1er janvier 2026, le Ministère des Sports a accordé à la Fédération Française de Billard deux délégations officielles distinctes : l’une pour le Para-billard, l’autre pour le Para-billard adapté, afin de promouvoir, développer et structurer ces pratiques sur l’ensemble du territoire national.
Le Para-billard concerne la pratique du billard par des personnes en situation de handicap physique. Le Para-billard adapté s’adresse quant à lui aux pratiquants présentant des handicaps mentaux et/ou psychiques.
L’obtention de ces délégations s’inscrit pleinement dans l’axe sociétal du projet fédéral 2025-2028. Celui-ci vise à mettre en place une politique structurée, réaliste et inclusive en faveur des personnes en situation de handicap dans toutes les disciplines, tout en poursuivant et en valorisant les initiatives locales déjà engagées.
Grâce à cette reconnaissance ministérielle, le tournoi promotionnel Handi-billard de Blackball, jusqu’alors organisé en marge des Championnats de France au mois de juin, change de dimension. Il deviendra officiellement le Championnat de France Para-billard de Blackball, catégorie joueurs en fauteuil, au terme duquel sera désormais décerné un titre officiel de champion de France.
Après la première édition qui avait permis de collecter plus de 17 000 euros au profit de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO), la deuxième édition « Le Billard Pour Elles », dans le cadre d’Octobre Rose, se déroulera très prochainement.
Magali Declunder, 13 fois championne d’Europe à la Libre et 3 Fois championne de France aux 3 Bandes a accepté d’être la marraine du Billard Pour Elles et sera à nouveau présente samedi après-midi et dimanche matin.
Pour en savoir plus sur cet événement rendez-vous sur le site du Don Bosco billard Nantes
Article de Didier Chapuy sur Pierre Caubet, joueur de billard à 91 ans pour le Blagnac Billard Club.
"Pierre CAUBET est né à Cazères en 1932 où il vit toujours. A 91 ans il vient de porter haut les couleurs du Blagnac Billard Club en terminant 3e en finale de championnat de France en Nationale III. Portrait d’un champion !
Après un bac technique obtenu à Toulouse, à 25 ans, Pierre Caubet entre aux PTT dans la branche Télécom.
Il part faire son service militaire dans les chasseurs alpins à Grenoble. Il se prépare à présenter l’École des Officiers de Réserve, quand dans le cadre du développement du téléphone en France il lui est proposé un détachement à Toulouse au Centre téléphonique des Grandes Distances, puis des lignes internationales pendant 1 an. Il officiera également à Cazères. Il y joue au football jusque dans les années 52/53. Après l’armée il retourne dans la région parisienne où il restera pendant 25 années, coupées en 1956 par un rappel militaire de 7 mois en Algérie, qui se déroulera sans incidents.
A son retour d’Algérie, c’est la décentralisation ; son administration propose des postes en région. Il en profite pour quitter la région parisienne et venir s’installer à Toulouse avec son épouse parisienne qui travaille au Crédit Lyonnais. Il y terminera sa carrière professionnelle.
Pierre Caubet et le billardJeune, il commence à jouer au billard en suivant son grand-père, charpentier de marine à Cazères où il construit des bateaux.
Le jeu des 5 quilles
On dispose 5 quilles (4 blanches et 1 rouge) au centre du billard.
Il faut renverser les quilles avec les billes 2 et 3 en les heurtant avec la bille 1.
Ce dernier arrondit son ordinaire en jouant au 5 quilles actuel (appelé avant 1900 la royale) où on misait beaucoup d’argent. Il y avait aussi le jeu du bouchon, les mises étaient placées sur un bouchon remplaçant la bille rouge.
Etudiant à Toulouse, Pierre Caubet joue pour le plaisir dans les bars, notamment au Café Conti le lieu de ralliement de tous les joueurs de billard toulousains. Pendant cette période, il ne peut adhérer à un club et prendre des cours, cela est trop cher pour lui. A son arrivée à Paris, il peut intégrer un club pour continuer à assouvir sa passion.
En 1977, il est au billard club de Wagram, il fait des compétitions et cette année-là après une finale de Championnat de France, il est sollicité comme remplaçant en équipe de France de libre.
Après sa nomination à Toulouse, il continue les compétitions il participera à 25 finales de Championnat de France en libre et au cadre dans les catégories Nationale I et Masters.
Un exemple de la régularité
Il faut savoir qu’en l’occurrence dans une partie en libre (la bille 1 doit obligatoirement toucher les billes 2 et 3 sans conditions particulières) la partie se joue en 400 points. Ce jour de 1993, Pierre Caubet a remporté 4 matchs sur 5 et a fait un match nul, a fait 2 000 points, avec une moyenne générale de 60 points par reprise. Il a notamment réussi une série de 400 points en 1 seule reprise.
Toujours actif au Billard Club de Blagnac, Pierre Caubet n’est jamais avare de conseils aux autres membres du club."
Crédit Photos : Didier CHAPUY
Le Ministère propose un nouveau dispositif afin de répondre aux besoins des jeunes ayant une pratique physique insuffisante (ni inscrits à l’Association sportive du collège (AS) ni dans un club sportif), à travers une offre ludo-sportive.
La prise en charge financière par Le ministère des sports et des jeux Olympiques et Paralympiques permet un accès gratuit au dispositif pour tous les collégiens volontaires.
Il est déployé sur l’année scolaire, hors temps scolaire, à l’occasion des 5 périodes d’activités scolaires, séparées par les vacances en complément de l’enseignement d’éducation physique et sportive (EPS) et de l’offre de l’association sportive scolaire de l’établissement (AS).
Ce dispositif « 2h de sport au collège » offre de nouvelles opportunités d’activités physiques, ludo-sportives, à des collégiens éloignés d’une pratique régulière. Elles se déroulent sur l’année scolaire ou sur une ou plusieurs périodes de 6 à 8 semaines, en temps périscolaire, en fonction des créneaux identifiés par les collèges. Il intègre une dimension plurielle : lutte contre les préjugés, mixité et inclusion pour tous avec une attention particulière accordée aux filles et aux élèves en situation de handicap.
À la rentrée scolaire, ce dispositif sera déployé dans 700 collèges sur l’ensemble des départements. L’objectif est d’atteindre 10% des collèges par département et au moins un établissement par département. Cette liste des collèges adhérents à ce dispositif est accessible sur le site du ministère avec l’ensemble des outils mis à la disposition des acteurs, dont le mouvement sportif.
Documents en téléchargment disponibles également ici : Le dispositif 2 heures de plus au collège
La Fédération est partie prenante du dictionnaire à visée médicale des disciplines sportives, le Médicosport-santé, lancé par le Cnosf sous la tutelle de 2 ministères (le Ministère chargé des sports et le Ministère de la santé).
Vous pouvez consulter l'extrait du dictionnaire qui explique les apports du billard et son intérêt en prévention de l’avancée en âge, ou passer par le site Vidal.
Documentation complète : Le dictionnaire à visée médicale des disciplines sportives Edition décembre 2018
Bonne navigation !